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La contagion du stress

Comment s’en protéger ?

En écoutant les extraits d’interview de golfeurs professionnels à la veille d’un tournoi important, j’ai été interpellée par l’utilisation qu’ils faisaient de mots tels que : « peur, appréhension, pression, épreuve, tension », complétée par des injonctions : « il faut tenir, ne pas décrocher » et des adjectifs comme : « pesant, exigeant, fatiguant, difficile ».

Amplifié par les médias qui mettent l’accent sur le sensationnel, j’avais le sentiment que ce stress, légitime à la veille d’un enjeu important, se propageait, de l’un à l’autre, tel un virus.

Afin d’éviter d’être ainsi contaminé par le stress, lié à une situation particulière, que ce soit une compétition de golf, un entretien de recrutement ou un examen, il me semble important de comprendre ce qu’est le stress et quels sont ses mécanismes.

  1. Un événement extérieur, une situation particulière déclenche un certain stress.
  2. Nos pensées, orientées vers le futur alimentent ce stress en nous faisant imaginer des scénarios d’échec, “Je ne vais pas y arriver” ou en surestimant l’enjeu, “Je joue ma carrière aujourd’hui”.
  3. L’idée que nous nous faisons de la situation, la représentation que nous en avons, agit sur notre niveau de stress.
  4. Certaines réactions physiques peuvent apparaître : gorge serrée, noeud à l’estomac, coeur qui s’accélère, sueurs froides…
Nous pouvons agir, de plusieurs manières, à ces différents niveaux.

Nier le stress, vouloir le combattre ou chercher à s’en débarrasser est vain. Acceptons plutôt l’existence de la pression et apprenons à la reconnaître, à l’identifier et à en faire une alliée.

  • Quel élément externe déclenche mon stress ? 
  • Que puis-je faire pour me protéger de cet environnement stressant ?
  • A quel moment ce stress se manifeste t-il ? 
  • Comment agit-il ? Quels effets a t-il ?
  • Quelles sont mes tendances lorsque je suis stressé(e) ?
  • Qu’est-ce que je me dis ? Quel scénario j’imagine ?
  • D’où viennent ces pensées ?
  • Que puis-je faire dans l’instant présent ? Sur quoi porter mon attention ?
Face à une même situation, nous réagirons différemment. Ce ne sont pas les faits qui nous stressent, c’est l’idée que nous nous en faisons. C’est notre façon de réagir qui fait toute la différence. C’est ainsi que, deux personnes, confrontées à la même situation, réagiront différemment et connaîtront un niveau de stress spécifique à chacune.

Le stress est avant tout une réaction normale d’adaptation à un environnement particulier. Lorsque nous sommes en situation d’urgence, notre organisme se mobilise pour faire face, de façon adéquate. C’est un réflexe de survie ancestral. Ce stress devient problématique lorsque, après la phase initiale de réaction de l’organisme, ce dernier, pour différentes raisons, tarde à retrouver son équilibre initial.

Au golf, comme dans de nombreuses situations, le stress a une fonction positive puisqu’il sert à mobiliser les ressources, à augmenter le niveau de vigilance et à canaliser l’énergie.

Une prise de recul et une meilleure connaissance de soi nous permettent de réagir efficacement  face aux événements stressants. Cette lucidité nous aide à faire confiance à nos capacités à nous adapter aux différentes situations de la vie.

Lorsque, adolescente, j’observais mon père au volant de sa voiture, cela me semblait d’une complexité terrible. Comment savoir à quel moment changer de vitesse. Fallait-il surveiller le compte tour pour décider du moment opportun, tout en se concentrant sur la synchronisation débrayer/changer de vitesse, sans oublier d’accélérer et de regarder la route ? Tout cela, ajouté à l’idée qui circulait dans ma famille que les femmes étaient de piètres conductrices, ne m’aida pas à débuter cet apprentissage en confiance.

Lorsque je conduis maintenant, mes préoccupations sont bien différentes de ce qu’elles étaient alors. J’enchaîne les gestes naturellement sans y penser, portant mon attention sur mon environnement et la destination que je souhaite atteindre.

Que s’est-il passé  ? Et quel rapport avec le golf ?

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Faut-il réussir pour devenir confiant ? Ou être d’abord confiant pour réussir ?

Comme dans l’histoire de l’oeuf et de la poule, où la question est de savoir qui est apparu en premier, chaque élément semble à la fois un résultat et une condition de l’ensemble. Pour bien jouer au golf, il est nécessaire d’avoir confiance et la confiance est présente lorsque nous jouons bien. Cruel paradoxe !

Le golf est peut-être le seul sport où un joueur, même débutant, est capable de faire un coup magnifique sans pouvoir le reproduire l’instant d’après. En fondant sa confiance uniquement sur le résultat, le golfeur risque de voir cette confiance fluctuer dangereusement au cours de sa partie.

La confiance en nos compétences est celle qui nous permet d’affirmer : “Je suis capable de …” ou, à l’inverse, en cas de manque, nous fait dire, parfois sans même avoir essayé : “Je ne suis pas capable de …”. C’ est une prédiction réaliste et ponctuelle que nous avons les capacités nécessaires pour réaliser une action particulière, avec une réelle part d’incertitude quant au résultat à venir. Ce n’est donc pas une prédiction de résultat ou de performance. Je peux avoir une réelle confiance en mes capacités à rentrer un putt de 2 mètres et ne pas réussir ce putt sans que la confiance en mes capacités à rentrer ce type de putt soient altérées.

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Un jour, alors que je déjeunais avec un enseignant de golf qui revenait d’un “Pro Am” où il avait très mal “putté”, il me fit part de sa décision d’aller voir un coach mental. Vexée qu’il ne s’adresse pas à moi dont il savait que c’était le métier, je n’ai cependant pas réagi à cet “affront” bien que certaines pensées négatives m’aient traversé l’esprit, sur le moment.

Je n’ai pas cherché à expliquer ce que le coaching pouvait apporter, j’ai juste engagé une séance de coaching informelle en me concentrant sur ce que je savais faire, sur comment je pouvais l’aider. J’ai écouté le récit de sa partie, posé quelques questions. Je l’ai amené à voir ses comportements avec un autre regard, à découvrir d’autres raisons possibles à ses erreurs et, à la fin du déjeuner, j’ai vu son visage s’éclairer, comme si une porte s’était ouverte, rendant une nouvelle voie possible.

Le déjeuner s’est terminé ainsi et nous nous sommes séparés. Huit jours plus tard, cet ami m’appelait pour me dire qu’il avait beaucoup apprécié notre échange ce jour-là, qu’il souhaitait continuer ce travail avec moi et me faire rencontrer un golfeur professionnel qu’il entraînait.

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Une expérience enrichissante.

Animer cet atelier de 30 minutes à la Foire de Bordeaux fut une expérience très intéressante. Le lieu, un Forum au milieu des stands, pouvait paraître incongru. Certaines des personnes présentes jouaient au golf, mais pas toutes. Avoir un micro dans les mains pour parler golf, était pour moi inhabituel. Généralement, j’ai plutôt un club dans les mains et je parle moins.

J’ai développé mes idées avec passion et conviction et le temps m’a semblé très court. Le public était attentif et participatif et je voyais l’intérêt sur les visages. L’une des personnes, pratiquant le tir à l’arc, s’est exclamée : “C’est exactement la même chose dans le sport que je pratique”. Une autre a ajouté : “Pour réussir au golf, c’est comme dans la vie, c’est le même état d’esprit”. Chacune des personnes présentes avaient pu, à partir d’exemples concrets sur un parcours de golf, faire des liens avec ses activités personnelles.

Les idées que j’ai abordées lors de cet atelier s’appliquent à tous les sports et à bien d’autres domaines. Chacun pourra transposer cet état d’esprit à la situation qui le concerne. L’aventure humaine que représente le sport peut nous aider à prendre conscience des obstacles internes qui nous limitent et à accéder à nos ressources pour réaliser nos rêves et vivre la vie que nous avons envie de vivre.

Du 28 mai au 5 juin 2011, retrouvez les coachs de l’Association Européenne de Coaching au Parc des Expositions de Bordeaux.

Avec des profils d’une grande diversité, les professionnels de notre équipe vous accueilleront pour vous informer, répondre à vos questions et vous proposer des ateliers / conférences autour de différents thèmes. Vous trouverez toutes les informations utiles sur le blog de l’AEC-Foire de Bordeaux.

Personnellement, j’animerai un atelier sur la préparation mentale au golf, le jeudi 1er juin de 10h30 à 11h, sur le forum. 

Le but de cet atelier de 30 minutes est double :

  • Vous faire découvrir une autre façon d’apprendre à jouer au golf, différente de la méthode des “Faites et Ne faites pas”
  • Vous sensibiliser à l’aspect mental de ce jeu.

Pour en parler plus longuement et répondre à vos questions, je serai présente sur le stand de l’A.E.C., le mardi 31 mai et le mercredi 1er juin (Hall 1 – Allée B – stand 307). D’ici là, je vous invite à me contacter si vous souhaitez des informations complémentaires.

Au plaisir de vous rencontrer prochainement.

Fabienne Churet (06 61 53 87 39)


Les Positions de vie.

Cette théorie, mise au point, dans les années 50 et développée, dans l’Analyse Transactionnelle par Eric Berne, psychiatre américain, propose une méthode d’analyse des comportements humains et permet une meilleure compréhension des interactions entre les individus.

Nous sommes toujours en interaction avec les autres et le monde et chaque personne a une certaine conception de sa valeur et de celle des autres. Ce positionnement, par rapport aux autres, se construit dès l’enfance et se consolide à travers les expériences vécues.

Concrètement, cela indique comment je me sens dans cette relation à l’autre. Est-ce que j’ai un sentiment de supériorité ou est-ce que je me sens inférieur ? L’autre personne est-elle tout simplement différente de moi, ni meilleure, ni moins bonne ? 

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L’Approche Narrative et le golf.

« J’ai bien démarré ma partie, avec 2 pars et un birdie puis au départ du trou numéro 4, j’ai envoyé mon drive hors limites. Et là, ça s’est dégradé et j’ai perdu mes moyens. Au 5, comme d’habitude, j’ai mis une balle dans la mare. Mon putting était très mauvais. J’ai fait dix fois 3 putts »

Voici un récit parmi d’autres, entendu au bar du Club House, lorsque les golfeurs se retrouvent, autour d’un verre, après une compétition. (Que les non golfeurs me pardonnent l’utilisation de ce vocabulaire bien particulier.)

Dans l’impossibilité de raconter, en détails, tout ce que nous avons vécu pendant notre partie de golf, nous allons faire des choix et sélectionner certains événements. Nous construisons ainsi une histoire, autour d’un thème spécifique. Ce récit pourra varier selon notre interlocuteur. Le soir, face à un conjoint non golfeur, le récit sera probablement différent. Le joueur choisira peut-être de raconter qui étaient ses partenaires et de quoi ils ont parlé.

Ces différentes histoires se déroulent autour d’un thème comme  « je n’ai pas de chance » ou « j’aime les défis » ou “je perds mes moyens en compétition” ou encore « je suis un joueur sympathique »

Pour raconter cette histoire, nous sélectionnons des évènements particuliers de nos expériences et  nous laissons de côté les éléments qui ne vont pas dans le sens de cette histoire. De parcours en parcours, notre histoire va s’enrichir d’autres anecdotes en rapport avec ce thème préféré.

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Troisième partie : une expérience personnelle au golf

Avant de commencer un travail spécifique sur l’aspect mental au golf, j’étais, avant et pendant chaque compétition, régulièrement stressée.  Je retenais mes coups, mon geste manquait d’amplitude et de fluidité. Je terminais le parcours frustrée avec l’espoir de faire mieux la fois suivante, convaincue que je devais m’entraîner davantage pour maitriser la technique du geste.

En situation de compétition, le stress ressenti activait, dans ma mémoire, des échecs antérieurs, des informations négatives,  et provoquait ce comportement spécifique. Envahie par le doute, focalisée sur mes mauvais coups, je perdais naturellement une partie de mes moyensCet état envahissant m’empêchait d’accéder à mes capacités techniques, physiques et tactiques du moment.

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Deuxième partie : se réapproprier ses émotions

Nos émotions nous caractérisent et contribuent à notre développement. Il ne s’agit ni de les nier, ni de les supprimer mais au contraire d’apprendre à les reconnaître et à être davantage en contact avec elles.  Le problème ne vient pas de leur existence mais de leur justesse, de leur intensité et de la façon dont nous les exprimons. En perpétuel mouvement, difficiles à rationaliser, elles peuvent, dans certains cas, nous submerger, nous dépasser ou nous bloquer.

Que ce soit dans des relations de communication ou dans des situations en interaction avec notre environnement, nos émotions nous informent sur notre état interne et nous renseignent sur nos besoins en nous indiquant dans quelle mesure ceux-ci sont satisfaits.

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